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Le métier de la musique de film

Le métier de compositeur de Musiques de films est lié à l'expression musicale d'une image, d'un mouvement, de mots, d'actions, de plans, pour coudre avec justesse ce que le scenario a de plus fort. Je m'attache en l'analyse de vos images, de votre synopsis ou scenario pour en tirer une sève sonore et musicale .

Il s'agit parfois de regarder, d'écouter, de rechercher dans l'histoire, chez un personnage ou dans le rythme du montage avec ou sans références musicales.


Composer : Savoir écouter, et regarder

Pour l'ensemble des gens, le métier de compositeur vient d'une image, celle du monsieur grisonnant, sa plume à la main, à la façon d'un peintre, qui attend ce que certains nomment : l'inspiration. Il en va aujourd'hui de tellement de méthode, qu'il serait difficile de toutes les lister, alors, laissez-moi vous parler de la mienne.

D'abord, il peut y avoir en effet une idée. Mais c'est surtout la rencontre, qui va faire naître cette idée. La rencontre entre un compositeur et un réalisateur, parfois farouche à l'idée d'avoir de l'orchestre ou des instruments dans son film, de peur que la place de ses images soient en arrière de la musique ; parfois il s'agira d'un réalisateur passionné par l'image mais aussi par la musique, qui n'aura en tête que trop de références. Alors, comme chaque rencontre est différente, il convient de soigner son premier pas avec son réalisateur, son co-compositeur, son auteur mais aussi avec son oeuvre. La lecture d'un script dans le calme, sans aucun son, la lecture d'un dialogue, la lecture d'un storyboard, ou celle d'une séquence, est un instant privilégié qu'il faut soigner avec autant d'attention que la rencontre.


L'idée

L'idée peut naître de tous ces facteurs qui n'ont de cesse de grandir avec le temps et le contact du créateur du film ou tout simplement des images elles-mêmes.

c'est celle d'un mouvement (un rythme au motif particulier), d'un timbre (le Duduk pour représenter un pays chaud ou l'Arménie précisément), d'un intervalle pour la représentation d'un acteur qui a une manière de parler à lui.

De l'Idée à la musique :

Maintement ça y est ! Il faut l'écrire. La mettre sur papier. Faire ses plus belles clefs de sol et de fa mais aussi d'ut sur toutes les lignes. Et puis vient la note ou l'harmonie sur laquelle on veut partir, puis quelques autres avec un rythme que l'on chante ou que l'on joue. C'est le beau moment, si le motif vous plaît mais aussi la grande panique qu'il puisse plaire à l'autre. L'autre, c'est un réalisateur mais aussi un producteur, une équipe de tournage, de post-production mais surtout au public.

Une fois écrit il faut adapter

Numérique : À ce jour, plusieurs outils peuvent aider en la réalisation de la musique de manière MAO (logiciels : Logic Pro / Pro Tools / Finale / Sibelius ...). L'on intègre donc le film dans le logiciel, mettons la bonne fréquence d'échantillonage et c'est partie pour l'adaptation car, en effet, le plus délicat mais aussi le plus passionnant pour moi, c'est de donner cette liaison qu'offre le son pour un film. Un plan s'arrête et fond, la musique peut naître et donner le caractère de la scène suivante. Plans alternés, et la musique peut appuyer, souligner cette agilité de montage. Un plan se floute et la musique peut aller en contrepoint à l'image en la rendant bien plus lisible et nette.

L'analyse de chaque scène sera donc une clé de réussite pour la musique du film


La maquette composée et mixée

Grâce à de multiples banques de sons virtuelles, j'ai accès comme un synthétiser à plusieurs pupitres sous les doigts de mon piano à queue qui font entendre ce que l'on lui impose : Cordes, cuivres, choeurs, percussions, instruments solistes ... Je joue une note "la" et tout le choeur répondra par "agnus dei" avec la hauteur "la" et ainsi de suite pour chaque pupitre. Des outils puissants au service de la musique de film.

Maquette propre puisque mixée et audible presque comme un vrai orchestre. Je dis "presque" car le grand "+" de l'enregistrement, c'est le fait d'apporter une couleur réaliste à l'ensemble. Quand le réalisateur, producteur ou tout autre client valide, il faut donc se laisser la chance d'enregistrer de véritables instrumentistes pour avoir de l'expression musicale. En comparaison c'est comme si nous faisions un film avec des robots et que nous ne changions pas ces robots par des acteurs à la sortie du film, l'expression de ces derniers seraient un peu "binaire".

Après validation, enregistrement, mixage

Après le bonheur d'avoir eu un enregistrement de ce nom pour la musique, et que le mixage est terminé, il est temps de le laisser au monteur et/ou aux mixeurs en post-prod. En effet, ce qui tient à coeur un compositeur réside aussi dans la place que l'on va faire à la musique dans le film. Quelques décibels de moins et c'est désastreux, quelques décibels de plus et ce sont les dialogues qui sont embêtés. Il y a ce juste milieu que nos collègues du son façonnent divinement et auquel il est important que le compositeur assiste.


L'arrangement

Le métier d'arrangeur consiste à épouser l'idée d'un compositeur pour l'accompagner à la concrétisation d'une idée musicale.

Une base peut être une maquette, une ensemble d'harmonie avec son rythme. Son thème ou même encore une partition tout à fait fourni, avec le désir de partir d'une base saine et d'en réaliser les fondations, l'aménagement et la décoration musicale.


L'orchestrateur

Le métier d'orchestrateur vient donc après l'idée de l'arrangement. Il est le metteur en scène et l'étalonneur. Il donne le rôle et la fonction de chaque instrument de l'orchestre. Il écrit la partition dite "conducteur" à destination d'un enregistrement ou d'une programmation musicale.

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